Philosophie

Les progrès récents dans le champ des neurosciences interrogent de façon nouvelle certaines questions traditionnelles proprement philosophiques : la relation entre le corps et l’esprit, la nature de l’être humain, le libre arbitre ou encore l’identité personnelle.

Face au déterminisme cérébral, la notion de responsabilité individuelle se brouille. L’observation des états mentaux à travers la neuro-imagerie nous permet-elle, par exemple, de « lire » dans l’esprit ? 

« Que penser de ces nouvelles investigations et de ces résultats ? » est la question épistémologique.
« Quelle image les neurosciences donnent-t-elles de l’esprit à celui qui a la charge de l’interpréter ? » est la question ontologique.
 

Philosophie et neurosciences

L’enjeu éthique associé à ces connaissances sans précédent du cerveau a ouvert un nouveau champ de recherche : la neuroéthique. Cette éthique examine les possibles applications des découvertes mais s’interroge aussi sur la façon dont les neurosciences viennent bouleverser notre éthique. En outre, via l’imagerie cérébrale, elle peut contribuer à l’étude de notre comportement moral. 

Enfin, la question de la nature de la conscience pourrait bien constituer un champ de recherche partagé par les neurosciences et la philosophie. Le lien entre l’identification des corrélats neuraux de la conscience (en troisième personne) et les processus subjectifs (en première personne) par exemple, ont été l’occasion pour certains philosophes de ressusciter une forme de dualisme et pour d’autres de confirmer des théories réductionnistes. Le spectre des positions philosophiques sur le sujet est large et finement diversifié. Il tendrait à démontrer que les neurosciences et la philosophie (celle qui a fait la paix avec la recherche empirique) ne peuvent opérer indépendamment. 

Le docteur François Loth abordera ces questions au cours de la semaine du cerveau.

Pour en savoir plus sur l'équipe rennaise : https://philo.univ-rennes1.fr/membres-du-caphi-site-de-rennes